Edited by/Édités par Susan Macpherson


À l’automne 2000, les artistes canadiens en danse théâtrale étaient à nouveau portés à l’avant-scène avec la parution de
l’Encyclopédie de la danse théâtrale au Canada/Encyclopedia of Theatre Dance in Canada, (EDTC/ETDC) de Dance Collection Danse.

Le premier livre intégral anglais/français produit au Canada, l’EDTC/ETDC raconte 150 ans de danse canadienne en 275 articles: des danseurs et des chorégraphes (avec photographies); des historiques de compagnies de danse; des articles traitant des chorégraphies canadiennes importantes, incluant des notes de programmes originaux ainsi que des commentaires; un répertoire de musique originale composée pour la danse.

L’EDTC/ETDC est la référence pour la danse canadienne: une ressource idéale pour l’étude de la danse dans les écoles professionnelles, les universités, les collèges et les écoles publiques, ainsi qu’une source intégrale pour les journalistes internationaux et les programmes d’études canadiennes à travers le monde.

Édités par Susan Macpherson, les articles commandés à trente-cinq écrivains de la danse fournissent des renseignements approfondis au sujet des artistes: leurs formations, leurs carrières professionnelles, leurs rôles importants et leurs chorégraphies. L’EDTC/ETDC a été créée par une équipe de chercheurs, de lecteurs et de traducteurs, ainsi que des conseillers, des experts-conseil, des historiens de la danse, des organisations artistiques et des amis du projet.

  • plus de 200 articles
  • plus de 200 photographies
  • oeuvres chorégraphiques
  • musique de danse
  • profils de compagnies de danse
     


by/par Michael Crabb

Baker, Peggy. Danseuse, chorégraphe, directrice artistique, professeure. Née : 22 octobre 1952, Edmonton, Alberta. Nom à la naissance : Peggy Smith. Peggy Baker étudiait l'art dramatique à l'université de l'Alberta à Edmonton lorsqu'elle fut introduite à la danse moderne par Patricia Beatty, une cofondatrice du Toronto Dance Theatre. Baker s'installa à Toronto en 1971, étudiant au School of Toronto Dance Theatre et dansant avec la compagnie comme apprentie. En 1974, elle devint membre-fondatrice et occasionnellement chorégraphe de la compagnie de répertoire de danse moderne de Toronto, Dancemakers, et à part un congé d'études à New York (1976-1977), elle y demeura jusqu'en 1980, comme directrice artistique depuis 1979.

Baker se joint ensuite à la compagnie de danse Lar Lubovitch à New York (1981-1988) et devint l'une de ses interprètes les plus renommées, interprétant un large répertoire d'oeuvres existantes et d'oeuvres originales et devenant répétitrice pour Lubovitch. Baker choisit de quitter la compagnie lorsqu'elle constata que Lubovitch s'orientait de plus en plus vers le ballet. En 1990, Baker fit une tournée des États-Unis avec Mikhail Baryshnikov et le White Oak Dance Project. La même année, elle amorça une nouvelle carrière de danseuse soliste/chorégraphe, faisant un début remarquable au Festival canadien de danse moderne à Winnipeg. Elle a depuis récolté les éloges de la critique à travers le Canada, à New York, à Los Angeles et aux pays scandinaves.

Peggy Baker est svelte, grande et sculpturale, et il est tout aussi intéressant de l'observer dans des moments d'immobilité que dans des mouvements rapides, chargés d'énergie. Le registre technique et expressif de Baker est extraordinaire. Elle peut bouger avec une grande élégance et une fluidité lyrique mais peut tout aussi bien exploiter la linéarité de son physique pour générer une imagerie délibérément déformée, angulaire ou encore trancher l'espace avec une intensité précise d'attaque.

Dans ses spectacles solos, Baker présente sa propre chorégraphie ainsi que des oeuvres de chorégraphes canadiens tels que James Kudelka, Paul-André Fortier, Patricia Beatty, Stephanie Ballard et Christopher House, et des chorégraphes américains Mark Morris, Molissa Fenley et Doug Varone. Elle préfère des oeuvres d'imagerie poétique qui, tout en n'étant pas spécifiquement narratives, demeurent profondément humaines. L'éventail émotif de Baker englobe sans effort des rêveries élégiaques et l'humour fou. Elle préfère aussi danser sur de la musique en direct et a été particulièrement acclamée pour deux oeuvres très émouvantes qui incorporaient son mari handicapé, le musicien et compositeur Ahmed Hassan. Dans la première, Sanctum (1990), Baker incarne un personnage rappelant une chamane brandissant un paquet de bâtons et demeurant à l'intérieur d'un carré délimité par la lumière. Hassan est assis sur un tapis un peu plus loin et joue divers instruments primitifs. La tension entre leur séparation physique visible et l'évidente connexion émotionnelle confére à l'oeuvre une dynamique exceptionnelle. Le second duo avec Hassan, Geometry of a Circle (1993), est un dialogue chorégraphié; Hassan contribue un accompagnement vocalisé à partir de sa chaise roulante et Baker danse autour de lui. L'oeuvre est à la fois architecturale et analytique dans son utilisation de l'espace et intensément personnelle dans la tendre intimité de son dialogue.

En parallèle à sa carrière d'interprète, Baker s'est aussi taillé une réputation comme l'une des professeures de danse moderne les plus inspirantes, enseignant à travers le pays et aux États-Unis. En 1993, elle fut nommée la première artiste-en-résidence de l'École nationale de ballet du Canada, enseignant la technique de danse moderne et mettant en scène des oeuvres de Lubovitch et de d'autres chorégraphes pour ses élèves.


In the Fall of 2000, with the release of the Dance Collection Danse
Encyclopedia of Theatre Dance in Canada/ Encyclopédie de la danse théâtrale au Canada (ETDC/EDTC), Canadian theatrical dance artists were once again brought centre stage.

The first comprehensive French/English-language dance book produced in Canada, the ETDC/EDTC reflects 150 years of Canadian dance through 275 entries: individual dancers and choreographers (with photographs); histories of dance companies; entries on significant Canadian choreographies with original program notes and commentaries; a listing of music composed for dance.

The ETDC/EDTC is the authoritative source on Canadian theatrical dance -- the ideal resource for studies of dance in professional schools, universities, colleges and public schools, as well as an invaluable reference for international journalists and Canadian Studies’ programs worldwide.

Edited by Susan Macpherson, the articles commissioned from thirty-five dance writers provide in-depth information on the artists: their backgrounds, professional careers, leading roles and choreographic works. The ETDC/EDTC has been assembled by a team of researchers, fact finders, readers and translators as well as numerous advisors, consultants, dance historians, arts organizations and friends of the project.

  • 200 plus individual entries
  • 200 plus photographs
  • choreographic works
  • music for dance
  • dance company profiles

 

Baker


by/par Michael Crabb

Baker, Peggy.
Dancer, choreographer, artistic director, teacher. Born: October 22, 1952, Edmonton, Alberta. Birth-name: Peggy Smith. Peggy Baker had been studying acting at the University of Alberta in Edmonton when she was introduced to modern dance by Patricia Beatty, a co-founder of Toronto Dance Theatre. Baker moved to Toronto in 1971, studied at the School of Toronto Dance Theatre and appeared with the company as an apprentice. She became a founding member and occasional contributing choreographer of the Toronto modern dance repertory company Dancemakers in 1974 and, with a break to study in New York (1976-1977), remained until 1980, from 1979 as artistic director.

Baker then joined the Lar Lubovitch Dance Company in New York from 1981 to 1988 and became one of its most acclaimed performers, dancing a wide-ranging repertoire of existing and original works and latterly assisting Lubovitch as a rehearsal director. Baker chose to leave when she found Lubovitch's tastes moving in a more balletic direction. In 1990, Baker toured across the United States with Mikhail Baryshnikov and the White Oak Dance Project, and the same year embarked on a new career as a solo dancer/choreographer, making a very successful debut at the Festival of Canadian Modern Dance in Winnipeg. Since then she has performed to critical acclaim across Canada, in New York City, Los Angeles, Europe and the Scandinavian countries.

Peggy Baker's dancing begins with a lean, tall, statuesque body that is as interesting to watch in moments of stillness as it is in passages of fast, high-energy movement. Baker's technical and expressive range is extraordinary. She can move with great elegance and lyrical flow yet equally well exploit the linearity of her physique to generate deliberately distorted, angular imagery, or cut through space with a purposeful intensity of attack.

In her solo shows, Baker has mixed her own choreography with work by such Canadian choreographers as James Kudelka, Paul-André Fortier, Patricia Beatty, Stephanie Ballard and Christopher House, and Americans Mark Morris, Molissa Fenley and Doug Varone. Her preference is for works of poetic imagery that, while not specifically narrative, are nevertheless profoundly humane. Baker's emotional range easily embraces everything from elegiac reverie to madcap humour. She prefers when possible to perform to live music and has received particular acclaim for two deeply affecting works that incorporated her physically-challenged husband, the musician and composer Ahmed Hassan. In the earliest, Sanctum (1990), Baker became an almost shaman-like character wielding a bunch of sticks and remaining largely ground-rooted within a square of light. Hassan sat on a carpet a distance off and played a variety of primitive instruments. The tension between their apparent physical separation, yet equally evident emotional connection, gave the work a rare dynamic. The second duet with Hassan, Geometry of a Circle (1993), is a choreographed dialogue. Hassan provided a vocalized accompaniment from his wheelchair. Baker moved around him. The work is simultaneously architectural and analytical in its use of space and intensely personal in the tender intimacy of its non-verbal dialogue.

Alongside her distinguished performing career, Baker has developed a reputation as one of Canada's most inspiring modern dance teachers, working across the country and in the United States. In 1993 she was appointed the National Ballet School of Canada's first Artist-in-Residence, teaching modern dance technique, choreographing and staging works of Lubovitch and others for the students.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENCYCLOPEDIA OF THEATRE DANCE IN
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